Rubrique : International
Les banques, les États créditeurs...
Sans citer de chiffre, Jean-Claude Juncker estime dans un entretien au journal autrichien Standard, qu'après un éventuel accord, en cours de difficile négociation, entre Athènes et les banques privées sur une décote de 50% de la dette grecque, les Etats « devront se poser la question de savoir si une aide publique n'est pas nécessaire ».
Selon le président de l'Eurogroupe, l'objectif de réduire le déficit public grec à 120% du Produit intérieur brut, niveau jugé soutenable par le Fonds monétaire international (FMI) et condition sine qua non pour qu'il débloque les fonds nécessaires pour aider la Grèce, ne sera pas « totalement atteint » par la seule décote de la dette détenue par les banques privées.
Et même la Banque centrale européenne
Au cours des 18 mois écoulés, les États de la zone euro ont déjà accordé à la Grèce environ 73 milliards d'euros de crédits. Dans un entretien publié jeudi par Le Figaro, Jean-Claude Juncker avait déjà indiqué que se posait aussi la question d'une contribution de la Banque centrale européenne (BCE), qui détient environ 45 milliards d'euros de dette grecque, aux efforts de restructuration de cette dette.
Jusqu'à présent, la BCE refuse de participer au processus de décote négocié entre le gouvernement grec et les créanciers privés, représentés par l'organisation des banques internationales IIF.
Or, le FMI pousse les créanciers publics à accepter de participer, si nécessaire, à la réduction de la dette grecque.
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