Rubrique : Emploi / Argent
Les patrons grands gagnants ?
Dans son combat pour sauver l'index, auquel il se dit attaché, le Premier ministre a décidé d'en limiter le versement. Jusqu'en 2014, les salariés ne bénéficieront que d'une tranche indiciaire, même si l'inflation venait à exploser.
Le sort de l'index s'est joué jeudi après-midi à la Chambre des députés, où a été examiné le projet de loi sur cette modulation de l'indexation des salaires et pensions. Malgré de longs débats, le verdict n'a pas créé la surprise. Les députés ont en effet voté la loi avec 53 pour et 6 contre.
Pour les salariés, le calcul est donc simple. Cette année, comme en 2013 et en 2014, ils ne bénéficieront que d'une seule augmentation légale de salaire de 2,5% et elle tombera en octobre. Au bout de ces trois années de diète, Jean-Claude Juncker a précisé que les compteurs de l'inflation seraient remis à zéro.
L'index, « nous en avons encore besoin »
Devant les députés, le Premier ministre luxembourgeois a réaffirmé son attachement au système d'indexation. « Ce n'est pas un gel de l'index, c'est un report. L'indexation est définitive, elle ne sera pas démontée, elle reviendra, nous en avons encore besoin » a-t-il insisté.
L'OGBL a immédiatement réagit en déplorant « une perte de pouvoir d'achat de 500 millions d'euros » et le fait que « les gagnants de cette mesure seront en première ligne les entreprises qui peuvent retenir plusieurs centaines de millions d’euros dus à leurs salariés sans que le parlement et le gouvernement n’exigent une quelconque contrepartie ».
Le syndicat s'est également demandé si « ces millions seront investis dans les emplois et les infrastructures des entreprises ou s'ils seront versés en tant que bénéfice supplémentaire à leurs propriétaires ».
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