Rubrique : International
Liban: Walid Joumblatt admet avoir dit des choses "indécentes" sur Assad
13/03/2010, par AFP
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Le dirigeant druze libanais Walid Joumblatt, jadis un critique virulent de la Syrie, a appelé samedi le président syrien Bachar al-Assad à "tourner la page du passé", admettant avoir "dans un moment de colère (...) dit des choses indécentes" à son égard.

Le dirigeant druze libanais Walid Joumblatt, jadis un critique virulent de la Syrie, a appelé samedi le président syrien Bachar al-Assad à "tourner la page du passé", admettant avoir "dans un moment de colère (...) dit des choses indécentes" à son égard.

Dans un entretien à la chaîne satellitaire Al-Jazira, M. Joumblatt a expliqué avoir tenu "des propos indécents et déraisonnables à l'égard du président Bachar al-Assad à un moment de tension interne et division extrêmes au Liban".

"Pour consolider les relations libano-syriennes entre les deux peuples et les deux Etats et entre les druzes du Liban et de Syrie, est-il possible de dépasser ce moment et ouvrir une nouvelle page?", demande M. Joumblatt.

Lors d'un discours prononcé le 14 février 2007, pour le deuxième anniversaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri dans un attentat à Beyrouth, il avait qualifié le président syrien de "menteur", "criminel", "sanguinaire" et "tyran".

M. Joumblatt a dit samedi que ses propos étaient "indécents, inhabituels, qui n'appartiennent pas à l'éthique politique même quand il s'agit d'une querelle".

A la question de savoir si ces déclarations préparaient le terrain à une visite à Damas, M. Joumblatt a affirmé que "si les dirigeants syriens peuvent dépasser cet incident, ils devraient décider cela. Si une invitation m'est adressée, je n'y vois pas d'inconvénient".

Il a ajouté qu'il n'allait pas se rendre cette année sur la tombe de son père Kamal Joumblatt, enterré dans le sud-est du Liban, à l'occasion de l'anniversaire de son assassinat le 16 mars, afin de "tourner cette page personnelle pour un avenir nouveau".

M. Joumblatt avait accusé en 2005 la Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban, dans l'assassinat de Hariri et de son père, tué en 1977. Il avait ensuite affirmé avoir "désormais la conscience tranquille" après des années de silence.

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