Rubrique : Emploi / Argent
Tout comme AB InBev, Dexia-BIL ne connaît pas la crise. En 2009, la banque franco-belge a réalisé un bénéfice net de 178 millions d'euros... et supprimé 128 places au Luxembourg.
Si en 2008, c'était la débandade, 2009 a été un bon cru malgré la crise pour Dexia-BIL. Le résultat net de la banque est de 1 millard d'euros, une aubaine lorsqu'on se remémore les chiffres de 2008. A l'époque, Dexia avait enrigistré une perte de 3,3 milliards d'euros.
Le président de la banque, Frank Wagener, a parlé de résultats solides pour le Luxembourg, mais reste prudent. La situation économique restera difficile dans les prochains temps.
Dexia-BIL s'est d'ores et déjà acquitté des certaines dettes auprès des Etats français, belge et luxembourgeois à hauteur de 46 millions d'euros. Les trois pays avaient soutenu la banque en lui prêtant 3,3 milliards d'euros.
Après l'automne noir de 2008, Dexia-BIL avait décidé de se concentrer davantage sur le Private Banking tout en réduisant les coûts. C'est aussi cette année là qu'un accord concernant un plan de restructuration avait été signé avec la Commission européenne.
Ca va mieux dans les chaumières
Si les chiffres ont bien progressé en 2009, c'est surtout, selon Wagener, parce que les revenus des clients luxembourgeois et du même coup ceux des pays voisins ont augmenté. Pour ce qui est de l'avenir du private Banking, le directeur de la banque le voit plus en Amérique du Sud.
En Europe, il estime qu'il est important pour la santé des banques luxembourgeoises et pour l'emploi que leurs clients fassent preuve de plus de trasparence concernant la fiscalité.
Dexia-BIL employait en décembre 35.000 personnes dont 4.000 au Luxembourg. Elle a pourtant supprimé en tout 1.500 postes dont 128 au Grand-Duché.
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